Les services publics à Bacalan

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Avons-nous les services et les équipements publics dont nous avons besoin ?

Dossier central du numéro 76

Les services et les équipements publics conditionnent la qualité de vie des habitants. Plus encore que la végétation, ce sont leur présence et leur efficience qui permettent l’apaisement des quartiers. Avec un peu de recul désormais, on peut affirmer que le doublement de population intervenu dans l’espace de vie qui s’étend du pont Chaban au pont d’Aquitaine n’a pas été pensé en termes d’implantation et de développement d’équipements publics.
En nombre d’habitants, Bacalan et Bassins à flot constituent l’équivalent d’une ville comme Lormont, ce qui permet la comparaison. S’il y a fort heureusement des sujets de satisfaction, les manques sont nombreux.
Cela pose également la question de l’équité entre quartiers de Bordeaux. Certains d’entre eux ont bénéficié d’investissements lourds, sans pourtant connaître les mêmes bouleversements que l’arrivée des BAF. Enfin, tous les nouveaux habitants de notre quartier constituent une manne fiscale nouvelle dont ils ne sauraient être écartés en termes de retombées. C’est à une sorte de tour d’horizon, d’état des lieux des services et équipements publics dans notre quartier, que nous vous convions au travers de ce dossier.

Dossier réalisé par : Christian Galatrie, Frédérique Horner, Sophie Olivier
Photos : Catherine Passerin

1. Les services publics

La Poste

Ce bureau de poste entièrement rénové, restructuré et modernisé est précieux pour les habitants, particulièrement pour les personnes âgées et celles qui ont des difficultés à se déplacer. Il est toutefois regrettable que le service varie et que la poste de Bacalan serve de variable d’ajustement, lorsqu’il manque du personnel. L’été dernier, elle était ouverte seulement les après-midis, soit 15 heures par semaine.

Concernant l’avenir, l’exemple de la poste des Aubiers doit nous interpeller. Il est désormais possible de fermer un bureau de poste dans un quartier dit prioritaire politique de la ville. Or, les solutions de substitution : relais-poste chez un commerçant ou point France Services sont des solutions dégradées, qui excluent toute la partie bancaire, la plus importante.

Il faut donc rester vigilant pour préserver notre Poste. Pour information, au 18 avenue de Tourville, il existe un bureau Relais Pickup Agence COLISSIMO.

La Mairie de quartier

Au plus près des habitants, c’est un lieu permettant d’effectuer certaines démarches administratives, se renseigner sur l’actualité et les concertations en cours, poser toutes les questions relatives à la vie quotidienne.

L’équipe d’agents de proximité est à l’écoute des habitants pour les problèmes de propreté, de voirie, d’incivilités, etc. Ils servent également de relais vis à vis des services de la mairie ou de la Métropole, auprès desquels il est quelquefois difficile et long d’obtenir des réponses.

L’état civil est une autre activité importante de la mairie de Bacalan. Certains usagers se plaignent des délais d’obtention de carte d’identité ou de passeport.
L’État a mis en place un nouveau dispositif de recueil pour empreintes digitales (DR) et toutes les mairies n’en sont pas équipées. Il faut prendre rendez-vous en ligne selon des créneaux horaires, parfois saturés vu le nombre important de demandes (toutes demandes devant être acceptées quel que soit le lieu de domicile). Une fois constitué, le dossier est envoyé à la préfecture et il faut encore attendre six à sept semaines avant le retour du document en mairie. Depuis peu, une permanence du Centre Communal d’Action Sociale (CCAS) est proposée les lundis après-midis et mercredis matins, pour les personnes rencontrant des difficultés.

Fanny Gabriel, Secrétaire Générale de Bordeaux Maritime (35 000 habitants avec Les Aubiers et Ginko) est l’œil et l’oreille de tous les sujets qui concernent le quartier. S’agissant du devenir de la mairie de quartier, elle affirme : « La mairie reste et restera à Bacalan. Il n’y aura ni déplacement ni extension. »
Un conseil : allez en mairie, l’accueil y est chaleureux et efficace.

La Bibliothèque

Elle est le socle de toute politique culturelle. Elle permet un accès égalitaire à la connaissance. C’est plus prégnant ici à Bacalan, quartier classé : prioritaire politique de la ville, zone d’éducation prioritaire et quartier de reconquête républicaine.
Qu’en est-il aujourd’hui ? Comme ailleurs avec la pandémie, les fermetures successives de notre
bibliothèque, les ouvertures avec restrictions et contrôles, la fermeture totale durant trois semaines l’été dernier, la rareté des animations… une certaine léthargie s’est installée.
Elle sera à combattre dès lors que la situation sanitaire le permettra. C’est d’autant plus dommageable que les librairies privées ont-elles rapidement rouvert, créant ainsi une discrimination entre ceux qui peuvent acheter et ceux qui ne le peuvent pas.

Pour parler de l’avenir, la bonne nouvelle réside dans la décision du conseil municipal du 8 février, d’avancer la reconstruction de la bibliothèque de Bacalan en vue d’une livraison fin 2025. Selon Dimitri Boutleux, adjoint au maire en charge de la création et des expressions culturelles : « Le nouveau bâtiment aura environ 1209 m2 de surface plancher (soit trois fois la surface actuelle)pour un coût estimé à 6 300 000 €, ce qui permettrait d’augmenter la surface des espaces dévolus au public et aux collections, mais aussi d’en créer de nouveaux : espace café avec terrasse, salle polyvalente proposant un programme culturel de spectacles, concerts, ateliers et conférences, espace de travail, espace atelier, espace numérique avec différentes activités dans le domaine de l’inclusion mais aussi de la création, et bureau pour des permanences d’associations ou des rendez-vous individualisés (aide aux démarches administratives, accompagnement numérique, etc.). »

Une réunion publique de présentation sera organisée par la Mairie le jeudi 31 mars à 18h, salle Tachou.

Cette vision correspond pleinement aux attentes identifiées par différents acteurs associatifs et scolaires depuis des années. S’il faut rester vigilant vis-à-vis de l’aboutissement de ce projet, il apporte un réel espoir aux habitants de notre quartier.

Maison départementale des solidarités

Cette structure est une antenne de la Maison des solidarités de Bordeaux- Lac. Avant la pandémie, un accueil avait lieu les lundi après-midis et les jeudis matins. Il permettait de rencontrer des professionnels dans les domaines de l’autonomie des personnes âgées, de l’aide sociale, de la protection maternelle infantile et d’autres sujets liés à la prévention de risques familiaux ou à l’accompagnement éducatif. Il était possible de rencontrer des compétences aussi diverses que des assistantes sociales, des secrétaires médico-sociales, des puéricultrices, des sages-femmes, des médecins, des psychologues, etc.

La rencontre de professionnels sur ces sujets aussi fondamentaux est indispensable aux familles, plus encore avec les difficultés de la vie, l’augmentation de la pauvreté ou la complexité administrative. Cet accueil permettait aux associations à vocation sociale du quartier d’orienter facilement et en proximité les habitants vers leurs droits.

Depuis la pandémie, par souci de précaution sanitaire et avec le développement du télétravail, cet accueil a été fermé. Certains rendez-vous peuvent avoir lieu exceptionnellement à Bacalan, mais il faut s’adresser et se déplacer à la MDS de Bordeaux Lac. Si cette mesure était provisoire, ce serait éventuellement compréhensible.
Mais cet accueil sera-t-il rétabli à Bacalan ? Responsable de la circonscription, Bertrand Legoff dit son incapacité à répondre à cette question à court et moyen terme.
Espérons que la Covid n’ait pas « bon dos » pour finaliser une stratégie d’économie au détriment des usagers. Un accueil à Bacalan pour une population de plus de 20000 habitants est totalement légitime. C’est davantage l’augmentation des horaires d’accueil de la MDS de Bacalan qui devrait-être à l’ordre du jour, plutôt que la fermeture de cet accueil.

2. Les moyens de transport

Le tram

Les usagers de la ligne B sont globalement satisfaits, particulièrement depuis la mise en place d’un terminus intermédiaire à Claveau, qui a permis l’augmentation des fréquences de passage. Pour mémoire une pétition de 700 signatures avait été remise à cet effet à l’ancien maire de Bordeaux. Avec la construction annoncée d’un téléphérique reliant les deux rives, les conséquences d’un afflux de passagers estimé à 14000/jour sur la ligne B devront être évaluées notamment aux heures de pointe et nécessiteront peut-être de nouvelles mesures ?

Les bus

Les lignes desservant le quartier (9, 25, 76 et 7 à l’arrêt Cité du vin) s’articulent parfaitement à la ligne B du tram. Si la liane 4 satisfait les habitants des Bassins à flot, son terminus actuel au bout du quai Hubert Prom n’a pas de sens. Des habitants demandent avec pertinence que cette liane soit prolongée jusqu’à la place Maran, pour connecter celle-ci aux autres lignes, et permettre aux habitants du quartier historique de l’utiliser.

Le trafic des bus n’est cependant pas sans nuisances. Des habitants du boulevard Brandenburg sont exaspérés par l’importance des passages quotidiens, et dénoncent des dégâts subis (fissures dans certaines maisons). Certains proposent une solution alternative : arrivée des bus par la rue Arago et départ par le boulevard Brandenburg.

Les pistes cyclables

Très fortement fréquentée, la rue Achard est impraticable pour les cyclistes, qui ont le choix entre les trottoirs ou les rails du tram. La cohabitation avec les piétons, les voitures et les camions est complexe, voire accidentogène. Il serait judicieux d’accélérer l’aménagement des berges de la Cité du vin jusqu’au pont d’Aquitaine et d’y adjoindre une piste cyclable. Le projet existe depuis longtemps ; le Port de Bordeaux propriétaire des lieux est-il étranger à cette stagnation ?

Une aire de covoiturage ?

Réduire l’usage de la voiture est nécessaire, mais elle demeure indispensable pour certains ou dans certaines circonstances. Le covoiturage est à cet effet une pratique écologique utile. Mais pour ce faire et ne pas « squatter » les parkings de supermarchés une aire de covoiturage est nécessaire dans le quartier.

Libre service de location : vélos, scooters et trottinettes

Dans ce domaine, la charrue est passée avant les boeufs. Pour des raisons écologiques, ces véhicules ont été favorisés sans aucune réglementation. Ainsi 11 opérateurs proposent 2000 véhicules de ce type dans toute la ville. On aboutit à une situation anarchique où ces véhicules obstruent les trottoirs, les places pour handicapés et autres lieux où ils n’ont rien à faire…

La métropole dit vouloir apporter des réponses à ces problèmes, et diviser par deux le nombre d’opérateurs. Une bonne mesure pour ceux qui voudraient faire l’expérience du vélo sans en acheter un dans un premier temps : une possibilité de prêt gratuit pour quelques mois existe auprès de la MAMA (Maison métropolitaine des mobilités alternatives).

Batcub

Ce moyen de transport est à ce stade davantage conçu pour les touristes que pour des usagers habitants. Pour preuve, l’accès au seul ponton du quartier situé dans l’enceinte de la Cité du vin est conditionné aux horaires d’ouverture de celle-ci.
Il existe un projet de renforcement de ce moyen de transport étalé sur dix ans, qui prévoit l’achat de deux bateaux supplémentaires et la construction de nouveaux pontons. L’idée d’un ponton mixte (« La jetée bacalanaise », située dans le prolongement du boulevard Brandenburg) a été évoquée lors du dernier Conseil de proximité. Il serait identifié comme prioritaire par le maire, dans le cadre du schéma directeur des équipements fluviaux, mais les mobilités relèvent de la métropole…

Le téléphérique

Décidé par la métropole, ce projet vise à relier les deux rives et à permettre de rejoindre les lignes A et B en sept minutes. Si des alternatives de tracés subsistent rive droite, l’arrivée rive gauche à hauteur de l’arrêt Achard semble inéluctable.

Une concertation va s’ouvrir sous l’égide de la Commission Nationale du Débat Public et de Bordeaux métropole, probablement en mai et juin 2022. Chaque habitant pourra donner son avis et vous trouverez toutes informations utiles sur notre site. Un registre sera déposé dans les mairies concernées (Bordeaux Cenon et Lormont) et à la direction Générale des mobilités de Bordeaux Métropole. La concertation sera également ouverte sur le site : https://participation.bordeaux-métropole.fr.

Parmi les interrogations, il y a bien sûr les conséquences pour la ligne B. Lors du Conseil de proximité, Vincent Maurin, maire de quartier, a rappelé la nécessité de prendre en compte l’inter-modalité pour positionner la station du téléphérique. Achard avec la ligne B, ou Brandenburg avec la ligne B, les bus, le parc-relais et demain peut-être le Batcub ?

3. Les associations agréées en charge de mission sociale ou d’emploi

Le centre d’animation

Au service des familles et agréé centre social par la caisse d’allocations familiales, le centre d’animation joue un rôle particulièrement important pour les habitants du quartier. Centre de loisirs, accueil périscolaire, accompagnement à la scolarité, sont les principales missions en direction de l’enfance. Accueil, sorties, activités, stages vacances en direction des plus grands. Pour les adultes : ateliers loisirs et sportifs, sorties culturelles, courts séjours, aide aux vacances, autant de possibilités accessibles à tous.

Autre activité importante de la structure : l’accompagnement administratif des publics, du fait de la dématérialisation des opérations et de la fracture numérique. Des permanences régulières sont également proposées aux familles par l’UDAF (union départementale des associations familiales),la CAF, INFODROIT (juridique), VACANCES OUVERTES, le KIOSC/unicités (service civique), etc.

Pour Nicolas Bessellère Directeur du Centre, la situation est particulièrement difficile depuis deux ans : « On a dû organiser d’ urgence avec l’Amicale Laïque la distribution d’aide alimentaire. Aujourd’hui, on fait face ici à une augmentation des familles surendettées, et nous travaillons avec les bailleurs sociaux pour monter les dossiers. »
Au plan scolaire, des conséquences se font jour : « On observe quelques dégâts en matière scolaire. C’est la raison pour laquelle nous proposons un programme de – vacances studieuses – avec l’association Cap d’Agir. Des étudiants dispensent des cours de rattrapage. » Nous devons aussi aider de plus en plus de parents au plan numérique.
Avec les applications Parcoursup et Pronote devenues incontournables, certains parents sont perdus. »

D’une manière générale, les responsables du centre reçoivent de plus en plus de sollicitations. Pour faire face à l’augmentation du nombre d’habitants et à une certaine paupérisation, des moyens financiers seraient nécessaires. Il en est de même concernant les locaux quelque peu « surannés », inaccessibles aux personnes à mobilité réduite : ils nécessiteraient une rénovation totale, si on les compare à d’autres maisons de quartier de la ville.

L’amicale laïque

La plus ancienne association du quartier est une des vitrines essentielles de la solidarité locale. Agréée Jeunesse et Éducation populaire, agréée également par la caisse d’allocation familiale, elle exerce de multiples missions. Elle propose des ateliers culturels et sportifs en direction des jeunes et des adultes. Seule ou en partenariat avec d’autres associations, elle organise diverses manifestations en direction des habitants. Au plan scolaire elle intervient dans les quatre écoles primaires du quartier et propose une aide personnalisée à la scolarité, alternativement à des ateliers-découvertes. Elle propose également un atelier pour les collégiens. Au quotidien, l’Amicale Laïque est un lieu de vie et d’accueil, tous les après-midis jusqu’à 21h, pour l’aide administrative notamment.

Ces dernières années, la pandémie a bousculé les choses. L’association s’est adaptée aux urgences en assurant une partie de l’aide alimentaire aux personnes en difficulté. Aujourd’hui encore, elle assure la distribution des produits bébé aux familles nécessiteuses du territoire Bordeaux Nord.

La dématérialisation des démarches administratives, la fracture numérique avec nos aînés ou ceux qui ne maitrisent pas la langue, l’extension de la pauvreté et le télétravail dans les administrations, constituent les ingrédients qui ont fait « exploser » la demande d’aide administrative. Alice Firino, Conseillère en économie sociale familiale de l’Amicale indique : « Nous recevons en moyenne 20 personnes chaque jour pour des dossiers aussi divers que : des déclarations CAF, des dossiers retraite, des difficultés avec la CPAM, des demandes de prime d’activité ou de RSA à orienter, des demandes de titres de séjour, de nationalisation, de cartes grises, des déclarations trimestrielles pour les auto-entrepreneurs, etc. Nous proposons aux gens que nous recevons une formation au numérique, puisque nous dispensons des cours à l’Amicale. Notre satisfaction, c’est d’y parvenir pour certains d’entre eux ».

L’association a besoin de financements et de locaux supplémentaires pour faire face à la demande générée par l’afflux des nouveaux habitants et à la situation sociale dégradée. Ces demandes sont pour l’instant restées sans réponses…

Le kfé des familles

C’est une association au service des familles, agréée par la CAF. Véritable passerelle entre l’école et la maison, l’association encourage l’épanouissement des relations parents/enfants, défend des valeurs de partage et de solidarité. C’est une sorte de tiers-lieu où se retrouvent petits et grands en fin de journée dans un espace convivial. Jeux pour enfants, échanges entre parents, ateliers divers ou simplement prendre un verre, c’est ce que vous pouvez trouver ici. Un espace d’éveil et de motricité est également proposé aux tout-petits. C’est enfin un lieu d’évènements, anniversaire ou autre…

Pour Élodie Biscarrat, coordonnatrice de la structure : « La période de pandémie dans laquelle nous sommes toujours a perturbé beaucoup de choses. Les gens ont un peu perdu leurs repères : ils vivent le présent mais se projettent et s’impliquent moins. Notre travail est d’aller vers eux, de les inviter à s’approprier l’association. »

L’arrivée de nombreux nouveaux habitants plutôt jeunes et l’ouverture de l’école Modeste Testas génèrent des besoins nouveaux, auxquels l’association a du mal à répondre par manque d’effectifs, et du fait de l’exiguïté des locaux qu’elle loue. Ce manque de locaux associatifs devient critique et dommageable dans le quartier, notamment pour les associations telles le Kfé, qui exercent une mission importante au service du public.

Mission locale avenir jeunes

Depuis juillet dernier, une antenne de la mission locale de Bordeaux s’est installée à Bacalan, dans des locaux mis à disposition par le propriétaire de la Zone d’activité Achard. Elle ne concerne pas exclusivement notre quartier, mais aussi les territoires de Chartrons Nord, Saint-Louis, Chantecrit et le futur quartier Brazza rive droite.

L’implantation au cœur de Bacalan est cependant fort judicieuse. L’augmentation de population avec la construction des Bassins à flot et la composition sociologique des habitants le justifient. Dans le quartier classé prioritaire, le taux de pauvreté est de 35% (chiffres 2020 sig.gouv.fr), presque deux fois plus élevé que la moyenne de Bordeaux (16,9%). Le niveau d’étude y est
également bien plus faible. 8,7% de la population a un niveau d’étude égal ou supérieur au Bac, quand la moyenne de la ville est de 43,6%.

La mission locale est essentiellement dédiée à la mise en œuvre de la garantie jeune pour les 16/25 ans, mais elle accueille également d’autres services, de la Maison de l’emploi et du PLIE (Plan local pour l’insertion et l’emploi), qui prend le relais pour les plus de 25 ans. On sait à quel point un outil comme celui-ci, capable d’apporter des réponses de proximité en partenariat
avec le réseau associatif local, est un gage d’efficacité. Selon Floriane Dumez, chargée d’accueil de la Mission locale : « 310 jeunes de Bordeaux Nord- Est sont actuellement suivis par la structure, dont 192 dans le cadre de la garantie jeunes, majoritairement des garçons et majoritairement des 18- 21 ans. »

C’est la première fois qu’une structure du service public de l’emploi s’implante dans notre quartier, ce qui constitue forcément un élément de satisfaction pour les jeunes et leurs parents.

4. Les équipements publics

La piscine tissot

C’est un point fort de notre quartier, tant la ville de Bordeaux est en manque de ce type d’équipement.

Le Gymnase Charles Martin

L’insuffisance de gymnase est une faiblesse de notre quartier. Les clubs sportifs tels le tennis ou le basket sont, soit obligés d’interrompre leurs activités à la mauvaise saison, soit de s’exporter vers d’autres quartiers, à condition de trouver des créneaux libres ce qui est aléatoire.

La livraison prochaine d’un petit gymnase à Achard est une bonne chose, insuffisante cependant pour une population de 20000 habitants. Trop petit, pas aux normes d’accessibilité ni aux normes thermiques été et hiver, le gymnase Charles Martin est en projet de rénovation depuis des années. Le passage en zone inondable du secteur a tout stoppé. Qu’en est-il aujourd’hui ? Sera-t-il refait et agrandi ?

Au Conseil de quartier, Vincent Maurin, maire de quartier, a précisé concernant les équipements sportifs, qu’une planification était en cours avec l’adjoint au sport pour un certain nombre de réalisations nécessaires. Espérons que le gymnase Charles Martin en fasse partie !

L’extension de l’école Charles Martin

Comme annoncé au conseil de quartier, le projet d’extension de l’école Charles Martin est en cours de reprogrammation, le projet précédent ayant été élaboré sans consulter les enseignants et les parents d’élèves. Leurs observations ont permis de remettre à l’étude la programmation qui sera effectuée en concertation avec l’ensemble des acteurs. Aucune date de travaux n’est planifiée à ce jour.

Les salles municipales place Buscaillet

Y a-t-il des projets concernant les deux bâtiments de la place Buscaillet ? Il est dommage de laisser ces bâtiments art déco dans l’état où ils se trouvent. Dans un quartier de plus en plus fréquenté par les touristes, ils font partie du patrimoine bordelais. Les anciens Bains- Douches qui hébergent des associations sportives (foot, judo, boxe…) et l’association d’aide alimentaire Gargantua sont en mauvais état. Les menuiseries sont déperditives et des fuites dégradent les locaux.
À quand une rénovation énergétique, voire totale de ces bâtiments ? Lors du Conseil de proximité, Vincent Maurin a confirmé que des travaux vont être réalisés pour rénover les locaux de Gargantua, mais aucuns autres travaux ne sont prévus.

Une maison des associations ?

Les discours sur l’importance du réseau associatif bacalanais sont légion. Pourtant, ce n’est pas le quartier le mieux loti en termes de locaux associatifs. La Salle Tachou ne pallie pas cette insuffisance. Salle municipale pour la ville, elle est sollicitée par de nombreux demandeurs hors quartier, y compris pour des manifestations à caractère lucratif. Les associations se débrouillent comme elles peuvent, se prêtent les locaux quand c’est possible.

Certaines en domicilient d’autres, tout en payant un loyer. La municipalité a aménagé une petite maison contiguë à l’école Anne Sylvestre pour quatre associations, ce qui est positif. Bien sûr, tout ne peut pas se faire à la fois, mais le doublement de population exige des investissements exceptionnels. Il est assez scandaleux que rien n’ait été prévu au niveau associatif, lors de la construction des Bassins à flot.

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