« Le pré à Vidou »

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Avant 1934, date du percement de la rue Duquesne, il y avait « le pré à Vidou » entre Blanqui, Brandenburg et le chemin de la palu. Jacques Maillot, né en 1923, fils de Louise Moreau, laitière, y chassait la grenouille dans les douves d’un ancien château disparu qui devait se trouver au niveau du salon de coiffure de Mme Jaunat.
Il y avait là 50 vaches qui paissaient tranquillement en contrebas du boulevard car le pré était plus bas de 2 mètres. Jacques Maillot y posait également des « buvettes », pentes ainsi nommées car on creusait dessous pour y mettre des récipients d’eau destinés à attirer les oiseaux aux heures chaudes. Le grand Jacques y plaçait aussi des graines et des appeaux pour tromper la méfiance des petits oiseaux, chardonnerets, moineaux, verdons, pinsons, verdiers, linots, etc. (uniquement des « gros becs » mangeurs de graines). Suivant l’état, il les revendait : 5 sous pour l’oiseau qui venait d’être capturé, 10 sous pour le « sauvé » (resté vivant pendant 10 jours). A l’époque, tous les Bacalanais avaient leurs oiseaux en cage et les « drôles » se rachetaient entre eux de quoi faire leurs appeaux. Avec ces quelques sous, ils pouvaient s’acheter des friandises : 1 sou le « jus ». Christian Jauguet (né en 1937), plus jeune que Jacques Maillot de 14 ans, se souvient qu’à son époque, le champion toutes catégories des enfants-chasseurs s’appelait Kaufman et qu’il habitait chemin Lafitte.Ci-dessous, le même secteur avec les voies percées mais avant la construction des maisons. La première maison fut construite dans la rue Jean-Bart en 1934, ce que l’on voit sur le plan. Les rues Champlain, Cartier et Duquesne sont encore vierges, excepté à l’angle de la rue duquesne et du chemin de la Palu, emplacement actuel de l’Amicale Laïque qui fut, successivement, droguerie et pharmacie.

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