Ferdinand Moreau et le BAC

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Ferdinand Moreau (biographie ci-dessous) est une figure de Bacalan entre toutes. Grand joueur de football au BAC, il en a été le président pendant 40 ans. Ses fils et petits-fils ont également été licenciés au club pendant de nombreuses années.
Au-delà du caractère purement sportif de l’activité de Ferdinand Moreau, plusieurs générations d’enfants et d’adolescents ont pu, grâce à son affectueuse et attentive présence, acquérir des valeurs et des repères qui leur ont permis de devenir des citoyens responsables malgré un contexte social et familial souvent défavorable.
La requête de son fils, Jean-Claude Moreau, architecte, ancien président de l’ADIQB, de voir le stade de football Charles-Martin rebaptisé « Ferdinand Moreau » m’apparaît, ainsi qu’à de nombreux Bacalanais, le moindre des hommages que la ville, le quartier et sa population, se doivent de rendre à cet homme humble, discret mais ô combien efficace et généreux.
En un temps où le bénévolat, l’altruisme et le civisme sont des valeurs rares et recherchées, l’exemple reconnu de l’homme que fut Ferdinand Moreau ne peut qu’encourager les générations actuelles à en reprendre le flambeau.
Si vous souhaitez vous associer à la démarche de Jean-Claude Moreau, contactez-le :
Jean-Claude Moreau – 28, route de Castaignos – 40330 Nassiet
Didier Periz

Biographie succincte de Ferdinand Moreau

Joueur (1921-1938) et président du BAC (1939-1979).
Ferdinand Moreau, né le 19 mars 1907 au 56, rue Arago, est décédé en janvier 2004. Fils de Maurice Laurent Moreau, tonnelier ayant habité au 56, de la rue Arago et de Jeanne Neuvième Guichemer.
Jeanne devait son second prénom incongru à son Landais de père qui, après avoir arrosé cette naissance, insista lourdement auprès de l’employé à l’état civil sur la naissance de sa « neuvième » que le susdit entendit comme un prénom.
La mère de Maurice, présente sur une photo (coll. Moreau) du 56, rue Arago était une fille Brard et vendait du lait.

Par l’intermédiaire d’une relation de son père Maurice, Ferdinand fait un stage de six mois au bureau d’études de la SNCF en tant que dessinateur du 1er novembre 1923 au 1er avril 1924.
Le 17 avril 1924, il rentre au bureau d’études des Ateliers des Chantiers Maritimes du Sud-Ouest (110, rue Achard).

Rentré du service militaire en août 1928, il réintègre le mois d’après la même société devenue entre temps « Dyle et Bacalan » pour laquelle il travaille jusqu’au 31 mars 1936, date à laquelle cette société rebaptisée « Chantiers de la Gironde, du Sud-Ouest et de Bacalan réunis » licencie une partie du personnel. Il est reclassé le 7 avril 1936 aux Chantiers de la Gironde, rive droite de Bordeaux puis muté en 1938 à la « section Frigos » sise au 5, rue Achard.
Mobilisé en 1939 pour être affecté spécial en usine, la société SOFMA qui avait repris la section Frigos ferme définitivement ses portes le 31 décembre 1940 suite à l’invasion allemande.
Le 10 janvier 1941, il retrouve un emploi de dessinateur grandes études à la société Daubron par l’entremise de Roger Beylau, sous-directeur de cette entreprise et neveu de la tante de Ferdinand, Louise Moreau, veuve du frère de Maurice Laurent, André Laurent Moreau.
Le bombardement de 1943 l’a obligé à quitter Bacalan pour Pessac d’où il viendra travailler chaque jour chez Daubron sur un vieux vélo.
Revenu à Bacalan en octobre 1953 au 57, rue Arago (changement de n° dû au remembrement, « la reconstruction » a fait la maison de l’autre côté, le 56 a été détruite par le bombardement).
Il reste employé chez Daubron jusqu’à la retraite, le 1er octobre 1972. Cette société équipait les cuves en ciment puis en inox destinées aux viticulteurs.

Ferdinand a fait sa première saison au BAC en 1921-1922 (photo + commentaire de la main de Ferdinand). Ses coéquipiers avaient noms Martin, Jean et Louis Chauveau, Lecoq, Trebot aîné, Paul Lafourcade, Baudri, Pomier, Seguin, Ferdinand Cabanel, les frères Paul et Roger Viaud.
En 1927-1928, il fait son service militaire au Maroc, colonie française jusqu’en 1956. La guerre du Rif eut lieu d’avril 1925 à mai 1926. Licencié à l’Olympique Marocain de Rabat, il fait partie de l’équipe nationale Olympique.
Rentré fin 1928, de nouveau joueur au BAC, il remporta le championnat du Sud-Ouest et fut sélectionné à plusieurs reprises dans l’équipe de la Ligue du Sud-Ouest.
Il présida le BAC de 1939 à 1979.
Il fut médaillé de la Jeunesse et Sports, de la Ville de Bordeaux, de la Fédération de football et de la Ligue du Sud-Ouest.

Marié le 10 août 1929 à Larrosse avec Cécile Saint-Germain néé le 16 février 1907 dans ce même village des Landes.
Son fils Jean-Claude est né le 26 décembre 1931 au 56, rue Arago et a joué au BAC de 1948 à 1962.
Ses trois petits-fils, Pascal né en 1956, Christophe né en 1957 et Jean né en 1972 ont joué au BAC de pupilles à senior.

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