Rien ne se perd, tout se transforme…

1
880

Né à Bordeaux, j’ai vécu à Bacalan du début des années 60 jusqu’en 1972 où je suis « monté à Paris pour faire de la chanson » et où je suis devenu journaliste. De retour au quartier depuis quelques mois, je le retrouve avec plaisir et je m’y replonge doucement, entre hier et aujourd’hui.
Il y a un demi-siècle (!!!), j’habitais la Cité Labarde et je viens d’apprendre qu’on doit dire « Cité Blanche ». Jamais, à l’époque où l’avenue de Labarde était encore « chemin de Labarde », nous ne l’avons nommée ainsi. Au fond, ça ne m’aurait pas déplu : Blanche, c’était le prénom de ma maman. Avec elle, bien sûr, je suis allé au cinéma et dans l’un des trois du quartier : le Claveau-ciné, le Familia-Bacalan et même le Rénova. Le Rénova, à pied, c’était « loin ». Cité Pourmann. C’est là que j’habite à présent et ladite « cité » a – elle aussi – pris du galon en tant que rue à part entière. Mieux, un de mes anciens camarades d’activités militantes s’est carrément transformé en salle culturelle ! Pierre Tachou. Pour faire bonne mesure, son nom s’est associé à « Point du jour ». Ça tombe bien, Au point du jour, c’est le titre d’une très belle chanson du Ferrat de 1967.
Alors pour conclure, permettez-moi de sortir un brin du quartier, mais en octobre, dans le cadre du festival « Courant d’airs » je suis allé à l’Inox* écouter de la chanson. C’est l’une des toutes premières salles où j’ai chanté (il y a prescription) et elle s’appelait l’Onyx. Renversant, non ? À suivre…

Daniel Pantchenko

* 11/13 rue F. Philippart (entre place de la Bourse et place du Parlement).

1 commentaire

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here